Portrait de Bantunani

Publié le par Fanny

Le peuple Bantu a de quoi être fier. Huit musiciens et chanteurs ont décidé de s’allier en 2006 autour de son nom : Bantu. Le nom nous ramène aux premiers soleils du monde, à l’Histoire d’une Afrique libre et traditionnelle. Le Louvre n’aurait pu trouver meilleur moment pour nous faire découvrir Méroé que maintenant, maintenant que Bantunani, avec son Africanization célèbre une fois de plus le peuple Bantu. Celui d’une Afrique de griots, une Afrique naturelle, une Afrique de respect et pleine d’avenir. Une Afrique pré-colonisation qui est aujourd’hui une source d’inspiration pour Bantunani. Le groupe se veut humaniste, philosophe, métissé. Des textes conscients et réfléchis, des musiques universelles qui puisent leurs notes dans le Jazz, la rumba congolaise et Afro-cubaine, le funk, la soul, le hip hop et j’en passe. Les rythmes se mêlent mais attention ne parlez pas de World-Music. Les nationalités et les couleurs se mêlent : Congolais, Italien, Américain, Japonais, Peul... Mais il ne s’agit pas de world-music, c’est plus que ça : c’est un brassage culturel qui fait que les différentes parties du monde semblent toutes proches. Et cette proximité permet l’Africanization. Qu’est-ce que l’Africanization? Moi je l’entends comme une processus : devenir Africain. L’Afrique étant le berceau du monde. J’en déduis que devenir Africain dans ce contexte, c’est revenir aux sources de la vie, à une époque Bantu fière et forte, à un humain proche de son entourage et de sa nature. A un humain qui sait que le monde ne lui appartient pas mais qu’il appartient au monde. Un humain qui respecte l’autre et la terre qui l’accueille. Et comme dirait quelqu’un que je connais bien, «tous pour un même but telle est notre force». Et pour toute cette force qui vous passez à travers la musique, Bantunani, merci.

 

 

 

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Publié dans Couleurs Tropicales

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