Portrait de Soprano

Publié le par Fanny

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Quand on me dit Soprano, c’est automatique, je fais un petit coup de Hiro Nakamura et je me revois il y a deux ans au skate park d’un petit village de Franche Comté. Dans ce skate park il y a un jeune qui écoute « Inaya » en boucle tous les jours. Moi je dis que quand on a un rayonnement pareil, c’est déjà une belle victoire. A part ce petit souvenir qui me reviens spontanément, je n’ai rien pu sortir de mon cerveau. Pas que Soprano soit inintéressant, bien au contraire. Il y a tant à dire que je ne sais pas par où commencer. J’ai demandé de l’aide autour de moi et on m’a répondu : « rappeur, d’origine comorienne… marseillais ». Un peu léger…
 
Soprano voyez-vous est bien plus qu’un simple rappeur. Il y a sa façon de mêler les genres musicaux comme sur le titre Hiro qui nous transporte et pas seulement dans le passé mais aussi dans un monde musical émouvant, aussi poignant qu’un bon film. Sa voix unique qui révolutionne l’univers d’un rap toujours un peu matcho et grave, sa plume touchante. Soprano n’est pas un rappeur lambda et  de la même manière, Saïd n’est pas un homme lambda. C’est un homme qui parle de sa famille, qui assume ses anniversaires, qui sait d’où il vient et où il veut aller, qui respecte ses pairs et ceux qui nous ont permis d’être libres et égaux, qui rêve d’humanitaire et de paix. C’est ce tout, ce mélange entre Saïd et Soprano, ce métissage entre un corbeau et une colombe, qui font la particularité de Sopraïd. Bon c’est vrai, il y a aussi son accent marseillais qui particularise… et puis cette voix plus aigues et éraillée que les voix rappeuses habituelles. Il y a aussi cette capacité a écrire sur des thèmes variés, passer de sujets émouvants à des titres crazy singeant Lady Gaga, des titres qui parlent toujours du quotidien, de la société, de cette génération HLM. Enfin, je crois que je vais m’arrêter là sans quoi je ne finirai jamais… c’est surement pour ça que mon cerveau avait bloqué : pour Soprano on commence les compliments et on ne sait plus s’arrêter. Allez, je me tais !

 

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